Un Serment du jeu de paume des jeunes
” La jeunesse n’est pas une catégorie, ce n’est pas une maladie ni un sacerdoce, c’est un état d’esprit, c’est un paysage, une promesse. La jeunesse est cette source de vie, ces cellules qui régènèrent notre terreau républicain. Je crois fermement comme Georges Bernanos que « c’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents ».
Des saisons durant, j’ai sillonné la France, celle de Robespierre, celle de Frédéric Dard et de Joey Starr. J’ai marché des confins de la Lorraine aux abords des Bouches du Rhône. Je n’ai cessé de rechercher l’humain, de rencontrer les jeunes de banlieue, de la campagne ou des quartiers chics, et je me suis forgé une conviction. Une conviction qui usurpe au pessimisme les oripeaux de la raison; une conviction qui distingue imperceptiblement dans le brouillard opaque de l’individualisme la confiance assurée des lendemains meilleurs. Je crois en effet que nous avons fait déboucher notre jeunesse sur une impasse. Nous nous entêtons dans une voie sans issue. Les boulangers du Limousin ne m’ont pas suscurré de mots différents des élèves de la rue Saint-Guillaume. La jeunesse ne saurait se confondre avec une classe sociale, une conviction religieuse ou philosophique. Elle s’exprime d’un seul et même élan pour qu’une oreille se tende dans sa direction.
Je formule aujourd’hui solennelement un souhait ardent, un souhait que je n’aurais de cesse de répéter : qu’on s’occupe enfin des jeunes, de tous les jeunes ! L’esprit républicain de régénération, celui qui fait corps avec le concept même de jeunesse, doit trouver son expression sur notre agora. Une démocratie ne peut prétendre à cette qualité si elle tourne le dos à l’essence même de sa vitalité : les jeunes. Je ne suis pas le hérault d’une catégorie d’age. Je suis le vecteur d’une solidarité républicaine renforcée autour d’un partage intergénérationnel. Je suis assuré que la fougue de notre jeunesse trouve en la maturité des plus mûrs les chemins vertueux du vivre ensemble.
Aussi, je déclare aujourd’hui solennellement ma candidature à la Présidence de la République, un choix que d’aucun trouveront critiquable pour son ambition. Je tiens à dire à ces derniers que ce n’est pas le choix d’un homme que je souhaite porter en ce jour, mais c’est le choix d’une société, d’un nouveau contrat social entre les jeunes et la société, un contrat que malheureusement nous avons trop oublié ces derniers temps. J’invite tous les jeunes à me rejoindre dans ma démarche en faveur d’un Serment du jeu de paume des jeunes français. Organisations politiques de jeunesse, partis politiques, associations, syndicats, de gauche, de droite, du centre, simples citoyens à me rejoindre autour de ces valeurs républicaines. A l’instar de ces représentants de la Nation qui le 20 juin 1789 scellèrent l’avenir de notre République, à Versailles, j’appelle ceux qui souhaitent redonner à notre pays le goût de sa jeunesse à se joindre à moi et à ne pas se séparer tant que le pacte social républicain ne réintégrera pas l’esprit de la jeunesse dans son corps.
C’est avec la créativité, l’enthousiasme, et l’énergie d’un jeune de 21 ans que je m’adresse à vous aujourd’hui. Mon souhait n’est pas vain, il résulte d’un choix mûrement réflechi et d’une ambition assumée au service de la jeunesse. Il s’adresse à toutes celles et ceux qui croient encore en la force motrice de notre esprit. Je souhaite redonner ses lettres de noblesse à la jeunesse de notre pays. C’est pour ce succès que j’entends me présenter devant le suffrage du peuple. Je formulerai 89 propositions concrètes en ce sens, le 20 juin prochain, date anniversaire de ce fabuleux serment que nos Pères fondateurs prirent au nom des générations futures. “
Maxime Verner
Président des Jeunes de France
